Ces derniers temps, ou plutôt ces 2 dernières années ont été très difficiles. Je me demande parfois comment j'ai pu tenir, résisté.
J'ai très souvent pleurer, mais, au bout d'un moment, je n'en avais plus la force. J'ai subi plusieurs épreuves, des épreuves que je n'aurais jamais cru pouvoir surmonter.
Et Grâce à Dieu, je me suis découverte une force mentale surhumaine que je n'aurais jamais cru avoir. Je ne sais pas si pour certains ce que je vis n'est rien, mais pour mon coeur encore enfantin, ces épreuves ont été un gros poids sur mes épaules.
Mais pourtant, j'ai réussi à obtenir mon bac, j'ai su mettre mes émotions de côté et faire la part des choses, après 2 décès, une séparation de 2 ans avec celui que j'aime, plusieurs disputes qui nous ont encore plus éloignés, je préfère en rester là pour ne pas réveiller les mauvais souvenirs.
A chaque fois qu'une épreuve était surmontée, j'avais à peine le temps de m'en remettre qu'une autre me tombait dessus.
J'ai été éprise dans un tourbillon de folies, à tel point que j'ai même exclu ma passion de mon esprit : écrire.
Je n'ai plus écrit un poème depuis plusieurs mois. Avant les 2 précédents articles, je n'avais plus écrit depuis peut-être le mois de janvier. Les pensées obscures avaient pris le dessus en moi. Il y a eu plusieurs moments où j'ai voulu me laisser aller et faire comme les autres, mais je savais que
les erreurs "juvéniles" n'étaient pas de mon ressort.
Dieu a été le Meilleur des Guides.
Si je n'avais pas cru en Lui, en Sa puissance et Sa Bienfaisance, j'aurais certainement sombré, ou qui saît si je n'aurais pas mis fin à mes jours.
Les difficultés ne se sont pas pour autant éloingées de moi, bien au contraire.
Un autre décès est survenu, il y a quelques jours, et je suis tellement affaiblie que je n'ai pas réagi parce que... je ne sais même pas si je me rends compte que je viens de perdre un proche...
Il y a eu des moments où j'ai souhaité ne plus exister, où j'ai voulu tout abandonner et claquer la porte au nez de tout mon entourage. Mais à la place, je me suis réfugiée dans mon jardin secret pour essayer de me reprendre. Ce même jardin secret qui était si pur et si merveilleux autrefois, où il m'était possible d'oublier le monde en m'y réfugiant. Mais ces derniers temps, le monde réel m'a toujours rattrapé, à tel point que mon univers a subi des souillures.
Aujourd'hui je ne m'en suis pas sortie indemne de ces épreuves, mes blessures sont encore là, mais j'essaie de les panser avec des éléments du présent. Seulement voilà, des blessures se font encore, mais pourtant, je continue à prendre sur moi. Je me surprends moi-même parfois à savoir autant me contrôler. C'est sûrement à cause de cette peur que j'ai de perdre le contrôle de moi-même et que personne ne sache me reprendre.
Je me suis souvent demandée pourquoi résister, pourquoi ne pas tout plaquer et pourquoi pas tout abandonner. Mais une chose magnifique dont Dieu nous a tous doté : c'est l'amour.
Peut-être que ma force a été puisée en celui que j'aime, ceux et celles qui me sont chers.
Je me suis retrouvée tant de fois dans une impasse, et j'ai tant de fois dû refaire demi-tour et retrouver mon chemin.
Mon épuisement moral s'est révélé être physique, mais là encore, je prends sur moi.
Le problème est que je n'ai pas "craqué" devant les personnes qui m'entourent, je leur laisse une expression inébranlable qui pourrait laisser croire que mon coeur est fait de pierre, alors qu'il est sûrement fait d'un voile léger.
J'ai malheureusement appris à sécher mes larmes seule ainsi qu'à faire croire que ma vie n'est que source de bonheur en jouant un rôle de "je vais bien ne t'en fais pas". J'ai appris à faire semblant, à rire alors que je pleurais, à sourire alors que je saignais.
Mais aujourd'hui, je me suis encore plus solidifiée, à tel point de ne pas me rendre compte que je viens de perdre quelqu'un de ma famille. Je n'ai pas pleuré, je n'ai pas réfléchi, mais le fait est que cet évènement n'est pas rentré dans mon esprit. Et je pense que cela me déchire encore plus.
Si un jour on m'avait dit que je publierais une partie de ma conscience dans un blog dont tout le monde y a accès, je n'y aurais pas cru une seule seconde.
Mais je crois que lorsqu'on est à bout, on fait des choses qui dépassent notre personne...